En bref
Un mur gris perlé se reprend avec le code de teinte, la finition et la classe de lavage, pas avec le nom. Le nom est attesté dès 1635 ; Chevreul le cote à dominante bleu-violet, un répertoire de 1905 en donne des tons chauds. La page d’un grand fabricant consacrée à cette couleur ne donne ni code ni finition.
Dans cinq ans, un coin de mur à reprendre se commande au code, pas au nom « gris perlé ».
Un nom ancien, deux gris
Le nom est attesté dès 1635, dans une description de mode liée à un ballet dansé par Louis XIII. Le « gris de perle » figure aussi dans une instruction sur la teinture des laines de 1671.
Michel-Eugène Chevreul le cote « 2 bleu-violet 7/10 2 à 3 ton », une dominante bleu-violet. Le Répertoire de couleurs de 1905 en donne quatre tons que Wikipédia dit chauds, « autant que la conservation des pigments puissent permettre d’en juger », contrairement à ceux de Chevreul.
Le même nom recouvre donc des gris à dominante bleu-violet et des gris chauds, selon la source consultée. La même page ne donne aucun code hexadécimal, RAL ou NCS pour le gris perle lui-même.
Ce que disent les fiches
Deux fiches de fabricants servent de repère. Aucune des deux ne précise de sous-ton : pour savoir si un gris perlé tire sur le bleu ou sur le beige, les deux fabricants proposent un échantillon ou un testeur de couleur, à poser sur le mur et à regarder à plusieurs heures de la journée, conseil de la rédaction.
| Fiche | Ce qu’elle donne | Ce qu’elle ne donne pas |
|---|---|---|
| Présentation de la couleur par un grand fabricant | « l’archétype des gris clairs », polyvalent | code, finition, valeur de réflexion, classe de lavage |
| Fiche échantillon d’un fabricant de peinture écologique | finition satinée, 12 m² par litre, sec au toucher en 30 minutes, 12 heures entre deux couches, une sous-couche et deux couches | sous-ton, classe de lavage, valeur de réflexion |
Le rendement de 12 m² par litre donne, pour 20 m² de mur, environ 1,7 litre par couche, soit 3,3 litres pour deux couches et environ 5 litres avec la sous-couche, si elle a le même rendement : calcul de la rédaction, à ajuster à la peinture choisie.
La finition décide de la reprise
La norme NF EN 13300 classe les peintures intérieures ; AFNOR en donne une version de novembre 2022. Selon la page d’un fabricant, la résistance au frottement humide va de la classe 1, la plus haute, à la classe 5, la plus faible ; la classe 2 correspond à l’ancien « résistant au frottement », la classe 3 à l’ancien « lessivable ». Cette page n’est pas celle de la version de 2022.
Le mur se frotte-t-il, comme un couloir ou une cuisine, ou presque jamais ? Dans le premier cas, la classe se lit sur la fiche de la peinture : ni le nom de la couleur ni la page consacrée à la couleur ne la donnent, et aucun repère par pièce n’est repris ici.
Un fabricant résume les finitions dans une vidéo de mai 2024 : le mat réfléchit peu la lumière, donc les petits défauts du mur se voient moins, et certaines peintures mates sont aussi lessivables que du satin ; le satin convient à toutes les pièces, notamment humides ; le brillant exige une préparation de surface impeccable. C’est l’avis d’un fabricant, sans mesure.
Ce qu’il faut relever avant de peindre
Quatre lignes à noter sur le pot ou la fiche, avant la première couche :
- le code de teinte, pas le nom ;
- la finition : mate, velours, satinée ou brillante ;
- la classe de résistance au frottement humide de la norme NF EN 13300 ;
- le rendement et les temps entre deux couches.
Cet article lit des fiches de fabricants, une encyclopédie et une norme ; il n’avance aucune durée de vie de peinture, faute de source. Pour une reprise, relevez le code de teinte au moment de la pose : c’est le conseil de la rédaction.
Sources
- Wikipédia, « Gris perle »
- Présentation « Gris Perle » d’un grand fabricant de peinture ; fiche échantillon « Gris Perle » d’un fabricant de peinture écologique
- AFNOR, fiche de la norme NF EN 13300 (février 2002, remplacée en novembre 2022)
- Document d’un fabricant de peintures sur la norme EN 13300

